Après le très fortement sympathique premier volet de ce diptyque, Les Trois Mousquetaires revient avec sa suite centrée sur le personnage de Milady, où le jeune D’Artagnan est prêt à tout pour retrouver Constance qui fut enlevée après avoir découvert un terrible secret. Pour cela il doit collaborer avec la dangereuse Milady.
Martin Bourboulon et Dimitri Rassam sont toujours dans l’optique de faire un MCU à la française, ce que nous appellerons ici le DCU (Dumas Cinematic Univers). A la différence de son homologue américain : le format sériel, que Marvel s’est toujours accaparé pour éviter de prendre tous ses codes au bout de la lettre.
En effet le film s’ouvre tel un épisode de série par un récapitulatif du précédent volet, ce qui en soi pourrait paraître intéressant dans la manière dont il pourrait le raconter, néanmoins, là précisément, le film est fainéant, il se limite à juste utiliser des bout du précédent film comme récapitulatif.
Ce qui en soit ne peut être qu’un défaut minime, mais cela n’est pas aidé par la conclusion de son récit se terminant par un cliffhanger de fin d’épisode. Nous nous demandons clairement si ce que nous avons vu en salle mérite vraiment la salle de cinéma.
On salue le travail des beaux décors et des scènes d’action plus visibles que dans le premier volet, surtout celle du combat final opposant D’Artagnan à Milady, assumant pleinement la rage du personnage principal.
Pour autant en termes d’écriture le film a d’énormes soucis avec des personnages faisant des choix complètement incohérents qui ralentissent la narration, et l’utilisation de Porthos et Aramis, mis en arrière plan, et caractérisés tels des comics relief qui n’apporte clairement rien au film. Le tout n’est pas aidé par le personnage de Milady qui est l’équivalent d’un Loki de cette franchise, un personnage mal aimé et mal compris qui use de la ruse pour survivre. Le film nous la vend comme étant le point central de l’histoire, comme celle qui devrait être le sujet du film.
Malheureusement, cela est totalement survolé et, pire encore, elle est juste montrée comme une hystérique qui en veut aux hommes. Le film est clairement, dans cette seconde partie, un ratage malgré de bonnes intentions. On arrive à percevoir les limites de ce cinéma de franchise français qui installe rapidement des idées de série dérivée et ne prend clairement pas son temps.