Pendant que Quentin Tarantino affûte sa caméra à l’approche du tournage de son prochain film, revenons sur l’un de ses films mésestimés, Boulevard de la mort, éclipsé par ses confrères (cf. Pulp Fiction et Django Unchained) qui ont, eux, marqué plus durablement le cinéma et l’esprit des spectateurs.
Sur les routes des Etats-Unis, dans sa Chevrolet noire signée d’une glaçante tête de mort, le cascadeur Mike Stuntman (Kurt Russel) pourchasse de jeunes femmes séduisantes jusqu’à la mort…
Rythmé par la violence et le chaos, Quentin Tarantino livre un thriller aussi survolté que déjanté où les règles volent en éclat. On y retrouve dans ce film tout le style et la pâte de Tarantino ; Dialogues éclatants, références à la Pop Culture, violence stylisée et vengeance sanglante. Quentin Tarantino nous sert un cocktail dans la lignée du reste de sa filmographie. En parlant de servir un cocktail, c’est le rôle du réalisateur dans le film ; en plus d’être derrière la caméra, le réalisateur se tient aussi derrière le comptoir à servir bières & cocktails.
Sortons maintenant du bar et prenons la route. Carrefour de tous les péchés, la route mêle habillement libido, violence, action et sang. Elle est aussi le rendez-vous de tous les spectateurs passionnés de cascades en voiture. Les débutants resteront bouche bée, cramponnés à leurs sièges et ceintures bouclées, tandis que les amateurs de voitures et de cascades saliveront devant leurs écrans, trépidants d’excitation.
Les scènes de voiture sont captivantes, mélangeant habilement l’action palpitante avec une esthétique rétro-chic. C’est là que Tarantino déploie son génie cinématographique pour recréer l’essence des films de poursuite des années 1970.
Quentin Tarantino va même jusqu’à reproduire les courses poursuites mouvementées de Vanishing Point de Richard C. Sarafian (1971) tout en y apportant sa vision audacieuse. Chaque course effrénée sur le « boulevard » devient un ballet chorégraphique de voitures, une danse de métal qui se déroule sur l’asphalte brûlant. Les moteurs rugissent en harmonie avec la bande-son soigneusement orchestrée, créant une symphonie de vrombissements et de musiques qui électrisent nos sens.
Alors, attachez vos ceintures, car Tarantino a fait de Boulevard de la mort une destination immanquable pour tous les cinéphiles en quête d’aventure et d’adrénaline !